[...] "Le drapeau du régiment est en berne comme celui du 35° RAP. Ce soir, à 17h00, les personnels du 1er RHP et le président de l'amicale se sont rassemblés devant le monument du souvenir du quartier Larrey, sous les ordres du commandant en second, pour être en communion de pensée avec cet officier d'exception qui est parti rejoindre Saint Michel. Nous avons eu une pensée pour son épouse et ses deux filles de 16 et 18 ans, ainsi que pour ses camarades artilleurs du 35° RAP." [...]
Thierry ROUSSEAU
Président de l'Amicale
du 1er Régiment de Hussards Parachutistes
"Le 5ème escadron comme tout le 1er RHP ainsi que la communauté militaire sont solidaires et s'associent à la douleur de la famille, et des ses camarades du 35ème RAP."
Capitaine Pierquet
Commandant du 5ème escadron
Un officier français et son interprète afghan ont été tués mercredi 11.02.09 par des insurgés islamistes qui les ont attaqués à l'arme légère après avoir fait exploser un de leurs véhicules au passage de leur convoi, ont annoncé l'armée française et des responsables afghans.
Un autre militaire français, un caporal-chef, a été grièvement blessé dans l'embuscade, qui a eu lieu dans la province de Logar, à une trentaine de km au sud de Kaboul, a déclaré à l'AFP le porte-parole des forces françaises en Afghanistan, le lieutenant-colonel Jérôme Salle.
L'officier tué, un capitaine, appartenait au 35e régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes (sud-ouest de la France), a annoncé le ministère de la Défense à Paris.
"Un brigadier-chef appartenant à la même unité a été gravement blessé et un interprète afghan a également trouvé la mort dans cet incident", a précisé le ministère dans un communiqué.
Tous trois participaient à une "patrouille motorisée avec une section de l'armée nationale afghane" dont ils assuraient la formation.
"Un des véhicules a sauté, probablement sur un engin explosif improvisé (IED)", a expliqué le lieutenant-colonel Salle à Kaboul.
"Puis la patrouille a été prise sous le feu des insurgés", a-t-il ajouté.
Le chef de la police locale, Mostafa Muhsini, a assuré à l'AFP que l'explosion de l'engin avait été commandée à distance au passage du convoi par un homme qui se cachait derrière un mur.
Deux avions A 10 de l'armée américaine, spécialisés dans l'appui aérien des troupes au sol, et un hélicoptère d'attaque américain Appache sont intervenus, tout comme deux forces de réaction rapide terrestre, américaine et afghane, et leur intervention a mis fin à l'embuscade, a précisé l'état-major des armées à Paris.
Le président français Nicolas Sarkozy a aussitôt fait part de sa "vive émotion", réaffirmé son "soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes". Lors d'une conférence de presse à Koweit, où il est en visite, il a dit "la très vive émotion de la France" et s'est associé "à la douleur de la famille". Dans un autre communiqué, le ministre de la Défense Hervé Morin "s'incline avec émotion devant le sacrifice de cet officier et de son interprète morts au combat".
Source : AFP



